Témoignages

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Témoignages

« Il regarda… non pas leurs souffrances mais dans leurs souffrances »

Il est écrit dans la Torah (Chemot) : « Moshé sortit vers ses frères et il regarda… non pas leurs souffrances mais dans leurs souffrances ».

C’est cela être volontaire au Réseau Ezra : sortir parfois de notre vie (comme Moshé des palais où il vivait en Egypte), voir nos frères et rentrer dans leur souffrances… pour les aider si possible à en sortir ou, si cela nous est impossible, au moins les aider à les atténuer.

Pour les aider à en sortir , la bonne volonté indispensable, ne suffit pas : il faut acquérir progressivement des compétences. C’est surtout cela, le Réseau Ezra…

Odette, Paris


« A la découverte de l'autre »

L'autre, c'est non seulement la personne en difficultés, mais aussi l'ensemble des contacts que j'ai pu établir avec les professionnels de l'aide et les autres bénévoles. J'ai en effet découvert, à travers cette formation, une communauté que je ne connaissais pas, avec ses problèmes de drogue, de délinquance, d'enfance en danger, de solitude et de vieillesse. J'ai également découvert que, parallèlement, des personnes s'étaient mobilisées pour lutter contre ces problèmes. J'ai appris qu'en partant à la rencontre de l'autre, on pouvait se heurter à une première difficulté : celle de la complexité d'aider son prochain. En effet, j'ai découvert qu'il faut faire preuve d'objectivité et de discernement pour déceler, au-delà de ce qui se dit et du non-dit, le problème à résoudre.

Il faut également oeuvrer dans l'intérêt de la relation d'aide, savoir être proche tout en gardant une certaine distance et ne pas prendre en charge les difficultés de l'autre à sa place. Il semble particulièrement difficile d'aider quelqu'un contre son gré. L'investissement dans la relation d'aide doit donc être réciproque. L'ensemble de ces difficultés s'insère dans un contexte socio-économique en mutation. La société change, évolue, et corrélativement, la nature des problèmes sociaux. La façon d'aider son prochain doit donc s'adapter à cette mutation.

La mobilisation générale d'une communauté et son organisation sous forme de réseaux me semble être une méthode appropriée pour répondre à cet objectif. Elle correspond en fait à l'organisation et à la mise en place de la tsédaka à l'échelle communautaire. Le bénévole doit alors, au sein de cette nouvelle organisation, trouver sa juste place, celle d'un intermédiaire entre le professionnel et la personne en difficulté. Le premier pas étant fait, celui de ma formation, il me reste aujourd'hui à assumer mon rôle. C'est là la prochaine étape à dépasser. Je remercie toute l'équipe du Réseau Ezra qui nous a accompagné tout au long de cette année riche en contacts humains.

Laurence, Paris


« Bonjour, Danielle Réseau Ezra »

Je m’appelle Danielle et suis bénévole au Réseau Ezra depuis quelques mois. Après avoir participé à plusieurs collectes alimentaires, j’assure une permanence téléphonique le mercredi après midi. Celle-ci consiste à recevoir les communications téléphoniques, soit de retransmettre les messages aux autres bénévoles ou aux responsables de l’équipe, soit de prendre en charge les appels de personnes en petite ou grande difficulté qui appellent à l’aide, d’être à l’écoute de ceux ci, afin de mieux les renseigner, mieux les orienter, mieux les aider.

L’écoute est importante, car elle permet d’évaluer les besoins de chacun, de tenter d’y apporter une, voire plusieurs orientations vers les services appropriés et qui peuvent aboutir à une résolution d’une partie ou de la totalité de leurs problèmes. Quelque fois un simple «bonjour, Danielle Réseau Ezra » ou « bonjour je vous écoute », permet à nos appelants de se sentir moins seule devant l’adversité, et de se dire que quelqu’un est là pour nous tendre la main.

Danielle, bénévole de la permanence téléphonique


« Tous ensemble, apprenons à savoir faire face…. »

On ne m'avait pas dit que je rencontrerais des gens de toutes provenances professionnelles, de tous âges…. On ne m'avait pas dit que le soir, après une journée de travail, je devrais retourner à l'étude de ce que notre société nous laissait comme problème à résoudre…. On ne m'avait pas dit que les dimanches je les passerai en groupe de bonne compagnie Par contre, on m'avait dit « tous ensemble, apprenons à savoir faire face à la détresse sociale, familiale et autre….

Savoir, avec nos connaissances générales, utiliser les services de notre communauté Opej, Casip, etc … » Notre formation était de bon niveau, nos formateurs étaient compétents et notre encadrement était attentionné. Durant l'année d'information et de formation avec les différents intervenants, j'ai pu constater que les réseaux institutionnels connaissent le tissu social et font preuve de compétences dont les demandeurs d'aide ont besoin.

Une fois ma formation terminée, d'une durée d'environ 8 mois, on m'avait dit que j'aurais peut être des cas concrets à traiter, bien m'en a pris d'avoir suivi cette formation, car elle s'est avérée efficace. Au moment où il a fallu se servir de tous les cours dispensés et grâce à l'encouragement, la compétence et l'ensemble cohérent de notre petit groupe, j'ai pu également solutionner et surtout, apporter une aide très appréciée. Personnellement merci.

Guy, Communauté de Rosny-sous-Bois